Plusieurs français (63%) considèrent que le jeu vidéo ne fait pas partie de la culture. C’est une étude du ministère de la Culture et de la Communication dévoilée récemment qui le prouve.

Mais il y a d’autres français qui déclarent que le jeu vidéo est le 10e art comme le cinéma, la peinture, la bande dessinée ou encore la musique.

Pour les amoureux du jeu vidéo, il s’agit d’un art qui rassemble les autres arts, comme l’explique Jean-Jacques Launier, créateur du musée d’art ludique à Paris.

Ce dernier anime les arts graphiques au cinéma, dans la musique, crée un mode de jeu dédié à transposer l’interactivité ».

Margherita Balzerani, indique que le jeu vidéo demande tous les sens. « C’est le cas quand vous écoutez la musique de Super Mario Rien qu’en regardant, il est possible à tout le monde de savoir ce qu’il en est même si on ne fait pas apparaître Luigi ou encore un dessin », explique cette responsable de l’Institut des Métiers d’Art et du Patrimoine.

Créateur d’Ascent Spirit, Vincent Pellarey valide cette conception du jeu vidéo. « Je n’y ai jamais pensé pendant longtemps, mais lorsqu’on fais de la 3D, on voit tout et on dessine ».

Des jeux modernisés

En fait, la création d’un jeu dépasse l’écriture de lignes de code. Cependant, Jean Baptiste Clais, qui travaille au musée national Eugène Delacroix contredit le fait qu’on considère le jeu vidéo comme étant un art total.

Le plus important c’est que les joueurs puissent s’amuser. Comme dans la littérature, dans les jeux vidéo on retrouve aussi des romans de gare. Il y a de ceux qui sont mauvais et d’autres qui proposent des discours impressionnants. De nos jours, le jeu vidéo a ses propres modèles tel que Rez, un rail shooter développé en 3D lancé sur Dreamcast et PlayStation 2 en 2001 et amélioré pour fonctionner sur les nouvelles consoles.

En voulant parfaire l’esthétique, les créateurs de jeux vidéos risquent de passer à côté, car le plus important pour un joueur c’est de jouer et non de voir l’apparence du jeu, car il faut qu’il soit immersif.